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1984, c'est l'année de ma naissance mais c'est aussi un super livre de science-fiction comme je les aime.
Je n'avais jamais lu 1984, et je ne savais même pas de quoi ça parlait à part le fameux "Big Brother is watching you" repris par la télé-réalité dans les années 2000. S'ils avaient vraiment lu 1984, je crois qu'ils n'auraient pas osé appeler leur émission "Big Brother". Parce que 1984, c'est bien plus qu'une simple histoire de caméras rivées sur les gens !
Derrière l'observation des gens, il y a un réél enjeux de société, une volonté de façonner les gens comme Big Brother l'entend par tous les moyens : embrigadement des gamins bien sûr, mais aussi contrôle total de la pensée. Dans 1984, Big Brother est à l'origine de tout : il a toujours existé, tout ce qui a été inventé l'a été par lui, il est immortel, et dès qu'il dit quelque chose, tout le monde le croit (même si deux secondes plus tôt il affirmait le contraire).
Là est, je pense, l'originalité du livre (bon c'est peut-être aussi parce que j'ai une formation d'historienne que ça m'a particulièrement intéressé) : l'aliénation de l'être humain passe par le contrôle total du passé. Si Big Brother se contredit par rapport à un discours précédent, on retrouve toutes les publications de ce dit discours et on le transforme de façon à faire croire que Big Brother a toujours dit ça (c'est ça le rôle d'un archiviste dans 1984). Chose qui serait certainement très utile pour certains politiques qui se contredisent fortement d'un mois sur l'autre.
C'est le genre de livre qui n'est certainement pas transposable sur écran. Il parraît que Brazil été inspiré de 1984 : et ben c'était raté, sauf peut-être l'épisode de la folie à la fin. Sinon, pour tout ce qui du thème de la théorie politique, c'est complètement raté ! Il n'y en a aucune trace...
George Orwell fut déçu du communisme stalinien : ça se ressent beaucoup dans le livre. Le monde totalitaire qu'il dépeint est assez effrayant ! La fin fait froid dans le dos ! (Mais je ne la raconterais pas !)
Comme pour La guerre des mondes, le côté désuet dû à la date d'écriture est assez marrant : il est même plus marqué. On voit assez facilement que le livre a été écrit dans les années 40-50, c'est, peut-être le côté un peu décevant du livre, on a l'impression qu'il n'a pas fait d'efforts pour concevoir un monde futuriste alors qu'il est censé parler d'une époque qui lui est postérieure de 35-40 ans. Il parle vaguement de la technologie utilisée par la Police de la pensée, mais sans en dire plus...Le héros écrit sur un cahier avec une plume...
Le côté futuriste se trouve dans le novlangue : le nouveau langage mis en oeuvre par cette politique totalitaire pour rendre la grammaire et le vocabulaire plus simple. On a même parfois l'impression qu'il a lu les sms de ma petite sinecou...mettre que des "é" pour éviter les problèmes de "ait", "ais", "er" à la fin des verbes. Là dessus, je trouve que l'invention de ce nouveau langage est très intéressante : elle permet ainsi au régime de contrôler les pensées et les idées, en mettant à la trappe certains mots qui permettent d'avoir des réflexions politiques ou qui permettraient de contredire Big Brother. Les linguistes sauteraient certainement au plafond de lire qu'ils recherchent avant tout à limiter le nombre de mots...
Finalement, la science-fiction, c'est mieux en livre que sur écran...
Publié par deline à 19:44:33 dans Lu, vu, entendu | Commentaires (9) | Permaliens
Les vacances c'est fait pour se cultiver, mais lire du Michel Foucault, ça devient vite barbant. J'ai donc choisi une alternative, aller au rayon des romans chez Gibert et en occasion de préférence.
J'ai jeté mon dévolu sur la Guerre des mondes de H.G. Wells (entre autres choses) : un des premiers romans de science-fiction d'après Wikipédia, datant de 1898 !!
En 1898, l'histoire devait être révolutionnaire ! Avant tous les trucs de super-héros, avant l'affaire de roswell...ce roman a dû être extrêmement novateur ! Révolutionnaire même !
Même si je ne suis pas allée bien loin dans le livre, j'ai eu l'impression bizarre que nos histoires d'extraterrestres n'avaient pas beaucoup évolué depuis.
Dans la guerre des mondes, les extraterrestres sont monstrueux, de grosses créatures baveuses, comme des pieuvres. Ils sont gris, j'avoue que là, ça change des petits hommes verts.
Les extraterrestres viennent de Mars comme tout bon extraterrestre qui se respecte ! Les extraterrestres sont méchants ! Bouh...ils carbonisent tout sur leur passage avec une technologie qui ne semble pas être connue des pauvres petits terriens.
Ils sont donc intelligents ! Et forcément plus intelligents que nous, puisque, eux, ont réussi à trouver une planète habitée avant nous.En fait, ils ont décidé de quitter la planète Mars, devenu trop hostile à leur style de vie, le soleil étant un peu trop loin, ils ont préféré venir en vacances sur la planète Terre pour bronzer...
Commencer ce livre m'a fait repenser à une rédaction que j'avais eu à faire quand j'étais en sixième. Un truc du style : "décrivez un monde extraterrestre". J'avais parlé de cygnes roses fluo (je suis bien une fille...), c'est la seule chose dont je me souviens, et ce qui m'a marqué c'était la remarque de la prof en marge qui était du style "il s'agit d'un monde extra-terrestre !!". Style, la pauvre gamine a rien compris...
Si j'avais eu un peu de réparti, je serais peut-être allée la voir pour lui demander comment elle pouvait être sûr qu'il n'y avait pas des cygnes roses fluo dans un monde extraterrestre ?! D'où viennent ces idées préconçues ? Pourquoi les extraterrestres devraient-ils forcément nous faire peur ? Et pourquoi sont-ils toujours difformes, pas comme nous ?
Extraterrestre, ça veut seulement dire, qui n'est pas sur la terre, en dehors de la terre. Ca ne veut pas dire : méchant et pas beau !
Pourquoi ne pas imaginer un monde extraterrestre à notre image ? Ou même imaginer un monde extraterrestre où la seule vie existante ne ressemble qu'à de petites bactéries ? Pourquoi même les scientifiques se bornent à penser que seule l'eau est
source de vie, ne peut-on pas imaginer que d'autres substances puissent
faire vivre d'autres créatures ? Ou encore imaginer un monde où les extraterrestres n'auraient pas envie de détruire les pauvres terriens pour leur piquer leur planète ?
D'ailleurs, est-ce qu'ils auraient vraiment intérêt à nous la piquer cette terre ? 
Ce n'est peut-être pas pour rien que j'aime particulièrement les mondes d'Aldébaran, enfin une histoire d'extraterrestre qui sort de l'ordinaire ! Il y a des créatures bizarres mais pas toujours hostiles...et pour une fois, c'est les humains qui vont sur d'autres planètes pour quitter cette bonne vieille terre polluée... Mais ça sans doute que H. G. Wells ne pouvait pas y penser...
Publié par deline à 14:58:57 dans Lu, vu, entendu | Commentaires (5) | Permaliens

Je serais curieuse de voir l'audience qu'à fait Arte lundi soir, car apparemment, c'était un film culte ! C'est, du moins, ce qu'on m'avait dit. D'autres diraient "un chef d'oeuvre"...le meilleur film de Terry Gilliam ? J'ai préféré l'armée des 12 singes !
Je me prépare donc à voir quelque chose de sensationnel...et là...stupeur...
Je me suis retrouvée face à un film où à la fin, on a envie de dire la phrase que tout prof sort à la fin d'un exposé insipide : "et alors ?"
C'est ça un chef-d'oeuvre ? Bon, j'ai peut-être pas tout compris...
D'après les interprétations du films qui sont faites un peu partout, si, on a bien tout compris : dénonciation du système administratif et bureaucratique, de la course à la jeunesse, le rêve de s'échapper de cet univers dont on fait partie, la folie...d'accord, certains trucs sont marrants : Buttle, Tuttle, la vision d'une certaine société futuriste (?), la mère qui se fait rajeunir jusqu'à n'en plus finir alors que sa copine est pleine de bandages dûs à "quelques complications"...mais ensuite ?
Je ne comprends pas cette passion pour ce film : il a peut-être fait son effet en 1985 mais aujourd'hui ? C'est nul, on s'ennuie, on rigole un peu...et puis on se demande pourquoi on a passé plus de 2h sur Arte...
Pour se faire une culture cinématographique peut-être...peut-être...peut-être que le fait que ça passe sur Arte aurait dû me mettre la puce à l'oreille...
Publié par deline à 19:37:10 dans Lu, vu, entendu | Commentaires (5) | Permaliens
J'aime bien "Revu et corrigé", l'émission de France 5 qui revient sur l'actualité.
Mais hier, j'ai été particulièrement déçue.Emission sur les "dangers d'internet" et 10 min sur les 1h30 sur les bienfaits d'internet...
Pendant 1h30, plutôt que de parler d'éducation à l'utilisation d'internet, on nous a parlé des méchants qui sévissent sur le net, on nous a parlé des sites pédophiles et (oh ! mon dieu) des grossièretés qui fleurissaient sur les blogs.
Certes, il y a de la cybercriminalité et il faut lutter contre, mais comme pour tout et comme partout, on peut l'éviter et pas seulement en restant collé derrière son gamin quand il est sur internet.
Quand on envoie son gamin chercher du pain à la boulangerie, on ne l'envoie pas sans quelques précautions "Ne parles pas aux inconnus, n'accepte pas les bonbons d'un inconnu, ne monte pas dans la voiture d'un inconnu même s'il te propose de te ramener à la maison etc". Pourquoi ne pas faire pareil sur internet ? Et ce qu'on va rester derrière son gamin jusqu'à ses 18 ans sous prétexte qu'il y a des tarés dans la rue ? Non, pourquoi le ferait-on sur internet ? Où est la liberté du gamin qui veut simplement parler avec ses amis sur les tchat's ? Pourquoi ne pas lui donner les mêmes conseils que quand il sort dans la rue tout simplement ?
"Revu et corrigé" a choisi l'alarmisme. Et même dans ses 10 min de gentillesse sur internet, les voilà qui nous disent (comme si on ne le savait pas...) que sur Wikipédia, on peut écrire tout et n'importe quoi !
Est-ce que les gens sont cons ? Est-ce que les journalistes sont cons ? Vérifier ses infos, croiser les sources, ils doivent savoir faire pourtant, c'est leur boulot ! Et limiter internet à Wikipédia !! Ca, c'est du journalisme !
On peut se balader sur internet sans rencontrer de personnes mal intentionnées, bien sûr qu'on peut avoir affaire à des personnes qui laissent des commentaires pleins d'insultes sur son blog, comme on peut se faire insulter pour rien dans la rue, il suffit de supprimer le commentaire. Ce qu'il y a de bien avec internet, c'est qu'on risque pas de se faire casser la gueule, il suffit de laisser passer, de ne pas diffuser trop d'infos, de faire attention à ce qu'on raconte, de ne pas accepter de rencontres avec des inconnus. Quand on est caissière dans un supermarché, on ne peut pas se défiler, quand on est dans une rame de métro non plus (à part attendre la prochaine station).
Bref, à la fin de l'émission, on avait l'impression que tous les maux de la planète venaient d'internet. Qu'on m'arrête si je me trompe mais la fille qui a été séquestrée pendant 20 ans dans la cave de son père avec ses trois enfants ne s'est pas fait harponnée sur internet(peut-être un peu réducteur mais l'émission l'était aussi !).
Au lieu d'alarmer tout le monde, faisons un peu d'éducation : les anti-virus c'est bien, ne pas laisser plein d'infos personnelles sur les sites, c'est mieux et supprimer les cookies et les fichiers temporaires régulièrement (pour moi, à chaque fermeture de Firefox), c'est encore mieux. Faire des mises à jour régulièrement, c'est aussi une sécurité supplémentaire, et oui Firefox ne le fait pas juste pour vous embêter... Et un logiciel parental n'arrivera jamais à empêcher votre gamin de parler avec des inconnus, c'est pas le logiciel qu'il faut éduquer mais le gamin.
Maintenant, chaqu'un est libre de mettre un flic derrière chaque gamin...comme si on avait mis un flic derrière chaque journal intime jusqu'à l'arrivée d'internet ou derrière l'écouteur du téléphone, y'a des parents qui ne sont pas choqués apparement !
Publié par deline à 19:50:27 dans Lu, vu, entendu | Commentaires (1) | Permaliens
J'avais envie d'acheter une revue "futile". Marre de lire des trucs sérieux, je voulais savoir comment garder un vernis à ongle quand on tape toute la journée sur un pc et comment faire tenir un rouge à lèvres plus de 5 min quand on est sans arrêt en train de mettre du baume à lèvres pour pas qu'elles se désèchent (par ailleurs, ça doit bien faire 5 ans que j'ai arrêté de vouloir mettre ces trucs qui ne servent qu'à vider mon compte).
Bref, j'avais envie de retrouver toutes ces lectures inutiles que j'avais quand j'était ado. C'était l'époque où je lisais "jeune et jolie", "20 ans" et "l'officiel de la mode" sans oublier le supplément du journal du dimanche "Fémina Hebdo" et les recettes du "Figaro Madame" (que me ramenait ma maman...j'allais pas l'acheter quand même ! D'ailleurs, je ne les achetais pas, je les prenais à la médiathèque).
J'ai donc jeté mon dévolu sur "Elle".
Première chose donc je me suis vite rendue compte, ce n'est pas dans "Elle" que j'apprendrais à garder un vernis à ongle. Rien de ce niveau là. Non, "Elle" est plus intelligent...Merde !
"Elle" est un magazine à destination des riches...remarquez, je vis bien dans un bled de riches ! Mais "Elle" n'a pas beaucoup d'argent pour investir dans autre chose que des pages de pubs. Une page sur deux, on a le droit à Dior, à Lancel, à Chanel, à Van Cleef...
"Elle" est un magazine qui se veut engagé : un article sur les mères-enfants au Libéria qui vont au centre d'Action contre la faim pour re-nutrir leurs petits bouts. Au milieu de cet article qui a au moins le mérite d'être là (ce n'est pas dans le journal de Pernaud qu'on en parlerait), trois pubs pour Marithé et François Girbaud. Aucun sens de l'éthique !
"Elle" est un magazine qui se veut féministe : "Peut-on changer un homme ?" mais c'est surtout de la psychologie de comptoir. Exemple : deux photos de Sarko "avant Carla", Monsieur est en train de faire son footing et "Après", Monsieur est en costard...Traduction : quand Sarko était avec Cécilia, elle savait pas le tenir mais Carla, elle sait y faire avec les hommes !
"Elle" est un magazine pour ceux qui se sentent jeunes (mais qui ne le sont pas) : un magnifique article sur les femmes qui ont 40 ans...qu'est ce que j'en ai à faire de savoir comment cacher mes rides ?
"Elle" est un magazine qui se veut culturel : plein de pages sur les derniers bouquins sortis que je ne lirais jamais.
"Elle" est un magazine plein de photos : les textes (en général la chose la plus importante) sont positionnés sur les pourtours de la page...Deux pages sur Laure Manoudou où l'article n'a aucun intérêt et peut se résumer en deux phrases, les 3/4 de cet espace sont consacrés à une "magnifique" photo de Laure Manoudou dont perso...je me fous complètement !
"Elle" ne fait pas défaut au cliché du magazine féminin : à la fin, on a le droit à l'horoscope normal, au numéroscope et à l'horoscope lunaire...
Dans tout ça, même pas de sudoku, à peine 4 recettes reléguées en fin de magazines et certainement reprises d'un "Elle à table" prédécent, et franchement rien de très palpitant et encore moins les pages modes qui m'ont fait hurler d'horreur.
"20 ans" au moins avait le mérite d'être drôle...
Publié par deline à 19:44:20 dans Lu, vu, entendu | Commentaires (4) | Permaliens
Vos blablas