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Petite recette très simple à faire : comme ma dernière tentative de brioche, elle a un peu éclatée mais ça ne change en aucun le goût. C'était super bon !! Il aurait fallu de la fleur d'oranger pour faire vendéen mais y'en avait pas dans le placard...
Publié par deline à 20:42:05 dans Cuisine d'étudiants | Commentaires (13) | Permaliens

1984, c'est l'année de ma naissance mais c'est aussi un super livre de science-fiction comme je les aime.
Je n'avais jamais lu 1984, et je ne savais même pas de quoi ça parlait à part le fameux "Big Brother is watching you" repris par la télé-réalité dans les années 2000. S'ils avaient vraiment lu 1984, je crois qu'ils n'auraient pas osé appeler leur émission "Big Brother". Parce que 1984, c'est bien plus qu'une simple histoire de caméras rivées sur les gens !
Derrière l'observation des gens, il y a un réél enjeux de société, une volonté de façonner les gens comme Big Brother l'entend par tous les moyens : embrigadement des gamins bien sûr, mais aussi contrôle total de la pensée. Dans 1984, Big Brother est à l'origine de tout : il a toujours existé, tout ce qui a été inventé l'a été par lui, il est immortel, et dès qu'il dit quelque chose, tout le monde le croit (même si deux secondes plus tôt il affirmait le contraire).
Là est, je pense, l'originalité du livre (bon c'est peut-être aussi parce que j'ai une formation d'historienne que ça m'a particulièrement intéressé) : l'aliénation de l'être humain passe par le contrôle total du passé. Si Big Brother se contredit par rapport à un discours précédent, on retrouve toutes les publications de ce dit discours et on le transforme de façon à faire croire que Big Brother a toujours dit ça (c'est ça le rôle d'un archiviste dans 1984). Chose qui serait certainement très utile pour certains politiques qui se contredisent fortement d'un mois sur l'autre.
C'est le genre de livre qui n'est certainement pas transposable sur écran. Il parraît que Brazil été inspiré de 1984 : et ben c'était raté, sauf peut-être l'épisode de la folie à la fin. Sinon, pour tout ce qui du thème de la théorie politique, c'est complètement raté ! Il n'y en a aucune trace...
George Orwell fut déçu du communisme stalinien : ça se ressent beaucoup dans le livre. Le monde totalitaire qu'il dépeint est assez effrayant ! La fin fait froid dans le dos ! (Mais je ne la raconterais pas !)
Comme pour La guerre des mondes, le côté désuet dû à la date d'écriture est assez marrant : il est même plus marqué. On voit assez facilement que le livre a été écrit dans les années 40-50, c'est, peut-être le côté un peu décevant du livre, on a l'impression qu'il n'a pas fait d'efforts pour concevoir un monde futuriste alors qu'il est censé parler d'une époque qui lui est postérieure de 35-40 ans. Il parle vaguement de la technologie utilisée par la Police de la pensée, mais sans en dire plus...Le héros écrit sur un cahier avec une plume...
Le côté futuriste se trouve dans le novlangue : le nouveau langage mis en oeuvre par cette politique totalitaire pour rendre la grammaire et le vocabulaire plus simple. On a même parfois l'impression qu'il a lu les sms de ma petite sinecou...mettre que des "é" pour éviter les problèmes de "ait", "ais", "er" à la fin des verbes. Là dessus, je trouve que l'invention de ce nouveau langage est très intéressante : elle permet ainsi au régime de contrôler les pensées et les idées, en mettant à la trappe certains mots qui permettent d'avoir des réflexions politiques ou qui permettraient de contredire Big Brother. Les linguistes sauteraient certainement au plafond de lire qu'ils recherchent avant tout à limiter le nombre de mots...
Finalement, la science-fiction, c'est mieux en livre que sur écran...
Publié par deline à 19:44:33 dans Lu, vu, entendu | Commentaires (9) | Permaliens
Ca y est, c'est officiel...enfin, il ne manque que le contrat...
Je vais désormais faire partie de ce "beau" ministère de la Culture à l'heure où un changement d'organigramme (à ce qu'on dit, c'est plus que ça...) fait disparaître la direction des archives de France (et d'autres) dans une vaste direction du patrimoine. Comment ai-je réussi à obtenir un poste qui n'était pas ouvert dans ces temps si sombres pour la fonction publique ? Je ne suis pas fonctionnaire mais en contrat (cela voudrait-il dire que les fonctionnaires n'ont pas de contrat ? c'est un non-sens)...c'est peut-être pour ça.
Au ministère de la culture, quand on vous embauche, on vous demande d'abord les pièces pour constituer le dossier avant d'avoir lu le contrat. J'avais jamais vu ça ! Mais que peut-on y faire ?
Au ministère de la culture, c'est le royaume de la bureaucratie et de la hiérarchie : Division de machin, Direction de truc, Sous-direction de bidule, Section des blabla...Tout ça prend déjà la moitié d'une enveloppe kraft de format A4! J'espère que le facteur va avoir le courage de tout lire...Quand on sait que dans la fonction publique, on n'apprécie pas qu'on passe au dessus de la hiérarchie pour parler d'un problème, j'imagine même pas le temps qu'il faudrait pour arriver tout en haut en respectant tous les échelons.
Le ministère a une division de la modernisation des carrières responsable apparement des gens sous contrat : ce qui veut bien dire ce que ça veut dire...
Pour un contrat dont vous ne connaissez donc pas le terme, ni les modalités...vous devez fournir pleins de documents : quand j'avais bossé en boulangerie, on m'avait demandé ma carte d'identité et ma carte vitale.
Là, il faut rajouter : l'attestation de carte vitale (retrouvée après une longue recherche et périmée depuis 5 ans) le livret de famille (pratique pour reconstituer l'arbre généalogique), les diplômes (y'a que Mme Dati qui ne les a pas donné...), l'attestation de la JAPD (capital !), un CV (que vous avez déjà envoyé en trois exemplaires avec votre lettre de motivation en plus du premier déjà envoyé pour la candidature spontanée), les 12 derniers bulletins de salaires (hum hum), un RIB (normal), deux photos (j'espère qu'il n'y aura pas trop de contraste...
), une certificat d'aptitude à un emploi dans la fonction publique (rigolez pas !) ainsi qu'une fiche de renseignements.
Avec tout ça, je suppose que les RG vont pouvoir constituer un petit dossier sur la famille. D'autant plus que la feuille de renseignements me demande les noms, prénoms et employeur de mon conjoint : de quoi je me mêle ?
Et le certificat d'aptitude dans tout ça ? La loi stipule que "Aucune personne ne peut être écarté d'une procédure de recrutement [...] en raison de [...] son état de santé ou handicap sauf inaptitude constatée par le médecin du travail". Que signifie inaptitude ? D'après le site du ministère du travail, une déclaration d'inaptitude ne peut pas entraîner de licenciement. Sachant que je ne suis même pas embauchée, cela voudrait-il dire que si j'avais été déclarée inapte, j'aurais eu droit à un autre poste ? J'ai de sérieux doutes à ce sujet, et je ne trouve pas normal que pour des postes qui ne nécessitent pas de capacités physiques particulières, on demande ce genre de chose.
Publié par deline à 17:52:14 dans Le (futur) boulot | Commentaires (6) | Permaliens
Oui, oui, ça arrive et même au mois d'août !
Ca faisait 10 ans que j'avais honte quand je sortais ma carte d'identité...maintenant ça y est, dans un mois normalement, j'aurais une nouvelle carte. Mais ma signature a foiré encore une fois...au moins y'a plus mon prénom !
J'arrive donc à la mairie avec un justificatif de domicile, mon ancienne carte et deux photos.
Petit extrait de la conversation :
"- (la femme)Je vais peut-être avoir un problème avec vos photos...
- (Moi, interloquée...)Ah ? Pourquoi ?
- Ben vous voyez, il y a un peu trop de contraste...
- Ah...Et qu'est ce que je peux y faire moi ? Je les ai faites dans un photomaton agréé pour les documents officiels..."
Alors bien sûr la dame n'était pas là pour m'embêter mais quand même ! Moi qui trouve que je suis toujours hyper pâle sur les photos, voilà qu'on me dit que je suis trop contrastée ! Elle est même allée voir sa collègue qui pensait comme elle : à priori pour une carte d'identité nationale, ça devrait passer mais pas pour un passeport...
Je commence à lui poser des questions et là elle se met à me raconter tout ce qu'il faut pas faire sur une photo pour un passeport : "Vous voyez sur votre ancienne carte, ça n'irait pas parce qu'on voit trop en dessous du cou"...oh là là, quelle horreur, on voyait mes épaules ! "Et puis vous avez le coup engonsé, c'est pas bon ça"...oui ben je portais un col roulé, il faisait pas chaud..."Il faut aussi avoir les oreilles bien dégagées".
Vous avez compris, à vos prochaines photos, collez-vous le nez contre la vitre du photomaton, allez y à poil et la boule à zéro ! Je ne suis même pas sûre qu'une frange passerait...Mais attention la photo doit être ressemblante !
Elle me fait alors remplir le document CERFA : les formulaires CERFA même pour une carte d'identité c'est compliqué : déjà y'a aucune logique, on nous demande là où on est né et le département. Et quand on passe à l'identité de papa-maman, on cherche désespérément la case pour écrire le département...y'en a pas...si on est né à Trifouilli-les-ziozio, vont s'amuser !
Pour les passeports seulement, on nous demande la couleur de nos yeux...heureusement parce que j'aurais pas su quoi répondre ! Il n'y a plus de case pour les signes distinctifs...sûrement une question de discrimination ou de fichage, du coup, on doit tout voir sur la photo. Ca m'étonnerait qu'on voit la couleur de mes yeux...Tout ça pour une carte qui n'est pas obligatoire !
Et puis, il y a un petit encadré au bas du formulaire qui vous demande pourquoi vous êtes français : question que je ne m'étais jamais posé...Il faut alors cocher dans une série de proposition : je les ai lu...quand je suis arrivée à celles qui évoquait des acquisitions de nationalité par mariage ou autre, je me suis dit que j'étais allée trop loin. J'avais alors le choix entre "Vous êtes nés en France et l'un au moins de vos parent est français" ou "Vous êtes nés en France et l'un au moins de vos parents est de nationalité française"...euh...j'ai un bac +5 et je peux pas répondre c'est normal ? J'ai coché la troisième proposition puis j'ai relu la première et je l'ai coché aussi, et finalement, la femme a passé du blanc sur la croix de la troisième proposition.
Je lui passe mon justificatif de domicile...et elle me dit "Vous avez l'original ?" Heureusement, je venais de faire la photocopie...Je lui passe en lui disant "De toutes façons, l'original ou la photocopie..." Ma quittance de loyer est facilement falsifiable...Les deux exemplaires ont exactement la même tête ! "Oui, mais j'ai vu l'original" me répond la femme ! Ah...bon...
Et là, elle agraphe ma vieille carte d'identité sur le formulaire : je pensais qu'ils nous la prenait quand on venait retirer la nouvelle ! Eh bien non ! Elle me dit qu'un passeport ou un permis de conduire, ça marche aussi. D'accord, mais ceux qui n'ont pas 1500 euros à mettre dans un permis ni 80 euros à mettre dans un passeport, ils font comment ? En réalité, c'est bien ce que je pensais, j'ai vérifié, le permis de conduire n'est pas une pièce d'identité même s'il est toléré comme tel...
Publié par deline à 21:42:58 dans Strelitzia | Commentaires (4) | Permaliens
Les vacances c'est fait pour se cultiver, mais lire du Michel Foucault, ça devient vite barbant. J'ai donc choisi une alternative, aller au rayon des romans chez Gibert et en occasion de préférence.
J'ai jeté mon dévolu sur la Guerre des mondes de H.G. Wells (entre autres choses) : un des premiers romans de science-fiction d'après Wikipédia, datant de 1898 !!
En 1898, l'histoire devait être révolutionnaire ! Avant tous les trucs de super-héros, avant l'affaire de roswell...ce roman a dû être extrêmement novateur ! Révolutionnaire même !
Même si je ne suis pas allée bien loin dans le livre, j'ai eu l'impression bizarre que nos histoires d'extraterrestres n'avaient pas beaucoup évolué depuis.
Dans la guerre des mondes, les extraterrestres sont monstrueux, de grosses créatures baveuses, comme des pieuvres. Ils sont gris, j'avoue que là, ça change des petits hommes verts.
Les extraterrestres viennent de Mars comme tout bon extraterrestre qui se respecte ! Les extraterrestres sont méchants ! Bouh...ils carbonisent tout sur leur passage avec une technologie qui ne semble pas être connue des pauvres petits terriens.
Ils sont donc intelligents ! Et forcément plus intelligents que nous, puisque, eux, ont réussi à trouver une planète habitée avant nous.En fait, ils ont décidé de quitter la planète Mars, devenu trop hostile à leur style de vie, le soleil étant un peu trop loin, ils ont préféré venir en vacances sur la planète Terre pour bronzer...
Commencer ce livre m'a fait repenser à une rédaction que j'avais eu à faire quand j'étais en sixième. Un truc du style : "décrivez un monde extraterrestre". J'avais parlé de cygnes roses fluo (je suis bien une fille...), c'est la seule chose dont je me souviens, et ce qui m'a marqué c'était la remarque de la prof en marge qui était du style "il s'agit d'un monde extra-terrestre !!". Style, la pauvre gamine a rien compris...
Si j'avais eu un peu de réparti, je serais peut-être allée la voir pour lui demander comment elle pouvait être sûr qu'il n'y avait pas des cygnes roses fluo dans un monde extraterrestre ?! D'où viennent ces idées préconçues ? Pourquoi les extraterrestres devraient-ils forcément nous faire peur ? Et pourquoi sont-ils toujours difformes, pas comme nous ?
Extraterrestre, ça veut seulement dire, qui n'est pas sur la terre, en dehors de la terre. Ca ne veut pas dire : méchant et pas beau !
Pourquoi ne pas imaginer un monde extraterrestre à notre image ? Ou même imaginer un monde extraterrestre où la seule vie existante ne ressemble qu'à de petites bactéries ? Pourquoi même les scientifiques se bornent à penser que seule l'eau est
source de vie, ne peut-on pas imaginer que d'autres substances puissent
faire vivre d'autres créatures ? Ou encore imaginer un monde où les extraterrestres n'auraient pas envie de détruire les pauvres terriens pour leur piquer leur planète ?
D'ailleurs, est-ce qu'ils auraient vraiment intérêt à nous la piquer cette terre ? 
Ce n'est peut-être pas pour rien que j'aime particulièrement les mondes d'Aldébaran, enfin une histoire d'extraterrestre qui sort de l'ordinaire ! Il y a des créatures bizarres mais pas toujours hostiles...et pour une fois, c'est les humains qui vont sur d'autres planètes pour quitter cette bonne vieille terre polluée... Mais ça sans doute que H. G. Wells ne pouvait pas y penser...
Publié par deline à 14:58:57 dans Lu, vu, entendu | Commentaires (5) | Permaliens
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